Il n'y a pas de « modèle type » de collaboration qui s'applique à toutes les situations. Au contraire, les formules potentielles sont multiples. On peut toutefois catégoriser les différentes pratiques selon trois axes : 

  • leur nature : il y a des associations monodisciplinaires (regroupant exclusivement des généralistes) et multidisciplinaires (incluant d'autres intervenants de première ligne)
  • le nombre de médecins généralistes présents et actifs (binômes, trios, etc.)
  • le nombre de bâtiments abritant l'activité (site unique et commun ou sites séparés travaillant en réseau)

Outre ces différentes possibilités d’association, chaque exercice collectif peut également être caractérisé par un degré d'intensité de la collaboration. Certaines pratiques de groupe se résument à des cabinets individuels logés sous le même toit, tandis que d'autres ont développé des stratégies et des philosophies communes.

Pour en savoir plus sur les degrés de collaboration (SSMG)

 

Une autre façon d’appréhender le métier de généraliste est de catégoriser leur pratique par « grande famille » : 

 

Pour approfondir votre réfléxion : contactez-nous ! 

 

 

Solo

La médecine libérale par essence. Le médecin travaille seul, est installé en personne physique ou en société et est seul maitre à bord. Il est indépendant, travaille en toute autonomie. Il gère l’ensemble des paramètres de son entreprise, de son métier. S’il engage une secrétaire, ce sera à titre individuel. Il coordonne ou non ses horaires avec ses confrères du secteur.

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Regroupement

Entraide et solidarité entre confrères ne nécessitent pas nécessairement de partager les mêmes locaux. En se coordonnant avec d’autres médecins généralistes, un omnipraticien peut organiser son travail de telle façon pour bénéficier au maximum de l’apport que peuvent lui offrir ses confrères : secrétariat partagé voire centralisé, dossiers médicaux intégrés, coordination lors de congés et absences, etc. Par ailleurs, certains cabinets collectifs sont en fait des cabinets individuels logés sous un même toit. Tout dépendra du degré d'interdépendance entre les médecins.

Pour en savoir plus sur le degré d'interdépendance (SSMG)

 

Que ce soit avec le partage des dossiers médicaux ou la mise en place d’un secrétariat partagé afin de réduire les charges imputées à chacun, les médecins restent totalement autonomes dans ce type de pratique.

 

Pratique de groupe mono-disciplinaire

Des médecins généralistes partagent un même bâtiment, avec ou sans secrétariat centralisé et généralement avec des dossiers médicaux partagés. Il s’agit ici d’un regroupement de moyens qui s’est concrétisé par l’achat/la location d’un bâtiment collectif.

Ce type d’association permet également davantage de souplesse dans la pratique (mutualisation de la gestion des charges administratives, organisation des absences pour assurer la continuité de la prise en charge des patients, ou encore possibilité de ne pas exercer à temps plein, etc.)

Le bâtiment peut être financé et propriété d’une ASBL, d’une SPRL (alors dite SPRL immobilière), ou encore d’une SCRL.  A ce sujet, voir « quelle structure choisir ? ».

Selon la structure propriétaire, différents modes de mise à disposition ou de location des cabinets sont instaurés. Il existe autant de solutions que de pratiques, c’est pourquoi il est nécessaire de bien analyser la réalité de terrain avant de vouloir appliquer un modèle préétabli. Notaire et comptable seront des ressources nécessaires pour aborder cette matière. Santé Ardenne peut également vous aider en vous présentant l’éventail des possibilités qui s'offrent à vous au travers d'exemples concrets. Cette démarche est toujours utile, non seulement pour inspirer votre propre projet, mais également pour connaitre les écueils et points positifs rencontrés par vos homologues.

 

 

Pratique de groupe multidisciplinaire (hors Maison Médicale)

Des médecins généralistes partagent un même bâtiment et une même approche hollistique de la médecine, c'est à dire qu'ils considèrent la santé du patient selon tout un ensemble de facteurs. Le médecin généraliste collabore donc avec toute une série d’autres professionnels de la santé (infirmières, kinés, sage-femme, psychologue, assistante sociale, etc.). Ce type de pratique facilite les échanges non seulement entre confrères, mais il permet également une coordination globale des soins et de la prise en charge du patient. Un degré de collaboration plus ou moins élevé est de mise selon ce qui est mis en commun.

Pour en savoir plus sur le degré d'interdépendance (SSMG)

Regarder le portrait vidéo réalisé par la SSMG

 

Maison Médicale (Association de Santé Intégrée)

Bien que ce ne soit pas une appellation protégée, le terme Maison Médicale implique toute une série d’éléments. En effet, une Maison Médicale, stricto sensu, est une structure agréée par la Région Wallonne en tant qu'Association de Santé Intégrée (ASI) afin d' exercer une mission de soins de santé primaires au bénéfice de la santé globale des populations. Elle bénéficie à ce titre de subsides afin de mener à bien ses différentes missions.

Toutes les Maisons Médicales sont des ASBL, ceci dans l’intérêt d’une démocratie interne. Chaque personne qui y preste un temps de travail significatif (qu'il soit indépendant, salarié ou bénévole) peut faire partie de l'Assemblée Générale et est éligible au Conseil d'Administration.

Les Maisons Médicales peuvent être à l’acte (perception classique des honoraires) ou au forfait.

Pour en savoir plus sur les différents modes de financement des Maisons Médicales.

 

Pour bénéficier de subsides, une Maison Médicale doit demander à la Région Wallonne un agrément en tant qu’ASI. Pour obtenir et conserver cet agrément, toute une série de critères doivent être respectés :

  • être une équipe pluridisciplinnaire : médecins généralistes + infirmières + kinés + accueillantes + convention avec un psy et/ou assistant social
  • être accessible au public chaque jour ouvrable de 8h à 18h
  • avoir une réunion d'équipe hebdomadaire
  • respecter les tarifs de la convention médico-mutuelliste, être financièrement accessible pour tous les patients, qu'ils soient ou non en ordre de mutuelle
  • se former
  • être actif en prévention et en santé communautaire
  • avoir un relevé de ses activités en prévention (appelé "observatoire de la santé") : taux de couverture mammotest, vaccin grippe et sans doute à l'avenir d'autres dépistages de cancers et d'autres vaccins
  • Respecter la confidentialité (insonorisation des locaux de soins) et la vie privée des patients (impératiffs liés à la conservation des données individuelles).

 

Les soignants, dont les généralistes, gardent une liberté absolue de pratiquer leur métier dans le cadre définit ci-dessus. Que ce soit en terme d'horaire (pour peu qu'un des médecins soit contactable chaque jour ouvrable de 8 à 18 h), de style de pratique, de relation avec les patients, etc.

Respecter ces critères entraîne inévitablement des dépenses importantes, c’est la raison pour laquelle ces structures bénéficient de subsides. Les aides octroyées aux Maisons Médicales ne peuvent donc être considérées comme des montants permettant à des médecins d’asseoir leur pratique médicale. C’est parce qu’une pratique s’est reconnue dans la philosophie des Maisons Médicales et a pris l’engagement de respecter les critères ci-dessus qu’elle reçoit chaque année un montant lui permettant de remplir ses obligations.

 

En savoir plus sur les conditions d'agréments, les critères pour calculer les subsides octroyés, les missions et les obligations des Associations de Santé Intégrée.

 

Consultez le site de la Fédération des Maisons Médicales