01 juin 2018

Bientôt le vote syndical !

POURQUOI VOTER ?


Avec, entre autres, le développement accéléré des nouvelles technologies liées au numérique, aux nanotechnologies et à l’aube de la « médecine de précision » (dénomination de plus en plus utilisée pour parler de la « médecine personnalisée »), nos systèmes de soins de santé doivent assurément relever de nouveaux défis de taille afin que l’ensemble des citoyens (patients et professionnels de soins) puissent bénéficier de ces indiscutables avancées techniques en matière de diagnostics et de traitements.


Mais ce virage ne pourra réussir que si les pouvoirs publics s’approprient le concept de « démocratie sanitaire » qui vise à associer l’ensemble des acteurs du système de santé - y compris la communauté - dans l’élaboration et la mise en oeuvre de la politique de santé, dans un esprit de dialogue et de concertation.

 


A QUOI SERVENT LES SYNDICATS MÉDICAUX ?


Le système de concertation et de conventions entre l’Etat, les mutuelles et les prestataires de soins a été mis en place il y a plus de 50 ans et a connu des moments de crise comme la grève des médecins d’avril 1964.


Certes les négociations entre syndicats médicaux (au nombre de trois depuis les dernières élections syndicales médicales de 2014 ), mutuelles et pouvoirs publics ne sont pas toujours faciles et, sur certains aspects qui touchent au financement des soins, les débats peuvent parfois être chauds au niveau, par exemple, de la fameuse « médico-mut » ou du Comité d’assurance de l’INAMI. Tous les deux ans, un accord doit être conclu entre médecins, organismes assureurs et le gouvernement afin de garantir, entre autres, la sécurité tarifaire mais aussi de nombreux autres points d’accords concernant l’utilisation d’une partie de l’enveloppe des soins de santé.

 

Certes une réforme s’impose pour adapter le fonctionnement des institutions de soins à la nouvelle configuration de nos institutions publiques, aux changements programmés des grandes instances d’avis scientifique… et à la disponibilité limitée des forces vives des médecins pour le dialogue politique ! Ce dernier aspect est d’ailleurs un des facteurs limitants qui risque de mettre en péril la représentativité des acteurs de terrain, en particulier les prestataires de soins indépendants, dans le dialogue politique.


Les syndicats continuent cependant de prôner un syndicalisme médical qui s’intègre à la protection sociale, conciliant ainsi les intérêts des médecins à la participation à la politique sociale étatique et à la politique de santé publique, convaincus que des alliances sont possibles parce qu’il y a des intérêts communs. Il y va de la responsabilité sociétale des syndicats et des médecins. Les syndicats veulent être à la fois un contre-pouvoir contre les excès de la régulation étatique (la surcharge administrative imposée par exemple) et  (désorganisation du système des soins de santé et de protection sociale).


Pour ce qui est de la médecine générale, ensemble avec les Cercles de médecins généralistes, la Société Scientifique de médecine générale et les départements universitaires de médecine générale, chacun dans le champ de leurs compétences respectives, les syndicats médicaux peuvent, partout où ils sont présents, participer à la défense de ce merveilleux métier.


Lors des premières élections en 1998, le taux de participation était de plus de 70% mais il est tombé à 37% en 2014 pour l’ensemble des médecins (généralistes et spécialistes), le taux des votants chez les MG avoisinant les 50%.
En 2018, faisons ensemble le pari que plus de 80% des médecins voteront !
Voter est un privilège, pas une corvée inutile !


 

 


Les élections médicales débuteront le jeudi 7 juin et se termineront le mardi 26 juin à minuit. Durant cette période, tous les médecins (et pas uniquement les affiliés des syndicats) pourront voter.
Le vote sera électronique via l’application web sécurisée de l’INAMI.
Pour pouvoir voter, vous devez disposer de votre carte d’identité électronique et de son code PIN.
L’INAMI transmettra à tous les médecins ayant le droit de vote une combinaison unique de chiffres et de lettre (token) par courrier postal. Vous aurez besoin de ce token pour voter.